Jean-Louis PETIGNAT nous a quittés

Jean-louis PETIGNAT n’est plus…
Enseignant, musicien, compositeur, didacticien de la musique avant l’heure, professeur, créateur de moyens d’enseignement, fidèle membre de la FCJ, pilier des rencontres de chant de la fédération, Jean-Louis PETIGNAT nous a quittés le 20 mai 2021, à l’âge de 87 ans.
Il obtient son brevet d’enseignement primaire en 1953 ; après avoir enseigné et s’être formé plus spécifiquement en musique, il est nommé professeur à l’école normale des instituteurs en 1970, établissement qui prendra en 1982 l’appellation d’« Institut pédagogique jurassien » (IPJ). Jean-Louis œuvre activement à la formation des enseignants, mettant ses talents et ses vastes connaissances musicales au service des futurs enseignants, qui sont plongés dans une véritable et exhaustive découverte de la musique et des compositeurs, des origines à nos jours, avec autant de pratique que de théories. Fort de ses nombreux contacts dans le monde musical, il apprend aux étudiants les pages du « Roi David » d’Honegger, qui sera interprété à de multiples reprises dans la région avec l’orchestre de Bienne et qui reste un merveilleux souvenir musical pour les étudiants de l’époque. Il organise aussi de nombreux voyages de formation et de découvertes, en Pologne par exemple.
En 1976, les moyens d’enseignement « A vous la musique », qu’il a créés avec son ami Alfred Bertholet sont publiés et utilisés dans tous les cantons romands (sauf Vaud). Ces concepts novateurs, qui ne sont pas à proprement parler une « méthode », mais un ensemble de moyens incluant les supports spécifiques, constituent une révolution dans l’enseignement musical : l’heure de chant devient un véritable moment d’éducation musicale, durant lequel les élèves sont amenés non plus uniquement à chanter, mais à pratiquer plus largement la musique par la pose de voix, l’audition, l’écoute dirigée, le rythme et les inventions. Les auteurs ont associé des fondements d’enseignement musicaux préconisés en particulier par Orff et Kodaly, mais se sont également inspirés des travaux de chercheurs, pédagogues et didacticiens et des découvertes les plus récentes en matière d’éducation. Seules des recherches fondamentales significatives, des connaissances approfondies et un substantiel travail avaient pu conduire à cette remarquable production au service de l’école romande.
Évidemment, c’est aussi au sein de la Fédération des Céciliennes du Jura (FCJ) que Jean-Louis s’est énormément investi et illustré. Membre de la Commission de musique dès 1966, il en accède à la présidence en 1971, tout en étant membre du Comité central. Il y restera jusqu’en 2002. Il aura ainsi consacré 36 années à la FCJ, avec toujours autant d’énergie créatrice et d’inventivité. C’est à son initiative que l’on doit les « Rencontres de chant », ouvertes à toutes et tous les choristes, avec un moment réservé à la pose de voix pour celles et ceux qui le souhaitaient, et en intermède, la traditionnelle réunion des directeurs, qui permettait d’évoquer les problèmes du moment et d’envisager les suites à donner. Véritable « homme-orchestre » de ces rencontres, il les organisait à la perfection : tour à tour compositeur, directeur et pianiste, il s’adonnait à toutes ces activités avec talent et bonheur. Toutes et tous garderont le souvenir de ses multiples compétences et de ses longs bras qui, tant dans les pièces grégoriennes ou classiques que contemporaines, emmenaient dans leur sillage spatial l’enthousiasme et les voix des participant-e-s.
C’est au sein des sociétés de Delémont et de Chevenez que Jean-Louis Petignat donna le meilleur de lui-même en tant que directeur et aussi comme ami, lui savourait les échanges humains et qui appréciait le partage d’un verre à l’issue des répétitions.
Que de patience, de constance et de persévérance dans l’exercice délicat de l’apprentissage de pièces chorales, que de soucis du détail dans la direction de messes et de concerts…
Que de travail parfois acharné dans la composition de chants, souvent gravés avec des parties d’orgue et d’instruments à vent ou à cordes. Fin connaisseur de Jean-Sébastien Bach, qu’il considérait comme « le plus grand », il en avait adopté la science, optant rapidement pour un style personnel, particulièrement adapté à l’interprétation chorale, à des fêtes religieuses ou des moments liturgiques particuliers. Combien de pièces a-t-il écrites pour les fêtes régionales et centrales ?
A l’âge de la retraite, il adopta l’écriture musicale assistée par ordinateur, plongeant dans les arcanes du programme de gravure pour en y découvrir patiemment les secrets. Cet outil devint son fidèle compagnon de travail et il su donner à ses créations des allures d’impression professionnelle.
En 2015, à l’issue d’un magnifique concert donné à St-Marcel à Delémont avec ses sociétés de Delémont et Chevenez et comprenant ses compositions, il est félicité et remercié chaleureusement pour 60 ans de direction !
A n’en point douter, Jean-Louis a marqué de son empreinte la vie musicale romande et celle de la FCJ ; il en a ciselé des contours nouveaux qui perdurent aujourd’hui encore. Il rejoint désormais la cohorte céleste chantante…
Salut, l’Ami…
Enseignant, musicien, compositeur, didacticien de la musique avant l’heure, professeur, créateur de moyens d’enseignement, fidèle membre de la FCJ, pilier des rencontres de chant de la fédération, Jean-Louis PETIGNAT nous a quittés le 20 mai 2021, à l’âge de 87 ans.
Il obtient son brevet d’enseignement primaire en 1953 ; après avoir enseigné et s’être formé plus spécifiquement en musique, il est nommé professeur à l’école normale des instituteurs en 1970, établissement qui prendra en 1982 l’appellation d’« Institut pédagogique jurassien » (IPJ). Jean-Louis œuvre activement à la formation des enseignants, mettant ses talents et ses vastes connaissances musicales au service des futurs enseignants, qui sont plongés dans une véritable et exhaustive découverte de la musique et des compositeurs, des origines à nos jours, avec autant de pratique que de théories. Fort de ses nombreux contacts dans le monde musical, il apprend aux étudiants les pages du « Roi David » d’Honegger, qui sera interprété à de multiples reprises dans la région avec l’orchestre de Bienne et qui reste un merveilleux souvenir musical pour les étudiants de l’époque. Il organise aussi de nombreux voyages de formation et de découvertes, en Pologne par exemple.
En 1976, les moyens d’enseignement « A vous la musique », qu’il a créés avec son ami Alfred Bertholet sont publiés et utilisés dans tous les cantons romands (sauf Vaud). Ces concepts novateurs, qui ne sont pas à proprement parler une « méthode », mais un ensemble de moyens incluant les supports spécifiques, constituent une révolution dans l’enseignement musical : l’heure de chant devient un véritable moment d’éducation musicale, durant lequel les élèves sont amenés non plus uniquement à chanter, mais à pratiquer plus largement la musique par la pose de voix, l’audition, l’écoute dirigée, le rythme et les inventions. Les auteurs ont associé des fondements d’enseignement musicaux préconisés en particulier par Orff et Kodaly, mais se sont également inspirés des travaux de chercheurs, pédagogues et didacticiens et des découvertes les plus récentes en matière d’éducation. Seules des recherches fondamentales significatives, des connaissances approfondies et un substantiel travail avaient pu conduire à cette remarquable production au service de l’école romande.
Évidemment, c’est aussi au sein de la Fédération des Céciliennes du Jura (FCJ) que Jean-Louis s’est énormément investi et illustré. Membre de la Commission de musique dès 1966, il en accède à la présidence en 1971, tout en étant membre du Comité central. Il y restera jusqu’en 2002. Il aura ainsi consacré 36 années à la FCJ, avec toujours autant d’énergie créatrice et d’inventivité. C’est à son initiative que l’on doit les « Rencontres de chant », ouvertes à toutes et tous les choristes, avec un moment réservé à la pose de voix pour celles et ceux qui le souhaitaient, et en intermède, la traditionnelle réunion des directeurs, qui permettait d’évoquer les problèmes du moment et d’envisager les suites à donner. Véritable « homme-orchestre » de ces rencontres, il les organisait à la perfection : tour à tour compositeur, directeur et pianiste, il s’adonnait à toutes ces activités avec talent et bonheur. Toutes et tous garderont le souvenir de ses multiples compétences et de ses longs bras qui, tant dans les pièces grégoriennes ou classiques que contemporaines, emmenaient dans leur sillage spatial l’enthousiasme et les voix des participant-e-s.
C’est au sein des sociétés de Delémont et de Chevenez que Jean-Louis Petignat donna le meilleur de lui-même en tant que directeur et aussi comme ami, lui savourait les échanges humains et qui appréciait le partage d’un verre à l’issue des répétitions.
Que de patience, de constance et de persévérance dans l’exercice délicat de l’apprentissage de pièces chorales, que de soucis du détail dans la direction de messes et de concerts…
Que de travail parfois acharné dans la composition de chants, souvent gravés avec des parties d’orgue et d’instruments à vent ou à cordes. Fin connaisseur de Jean-Sébastien Bach, qu’il considérait comme « le plus grand », il en avait adopté la science, optant rapidement pour un style personnel, particulièrement adapté à l’interprétation chorale, à des fêtes religieuses ou des moments liturgiques particuliers. Combien de pièces a-t-il écrites pour les fêtes régionales et centrales ?
A l’âge de la retraite, il adopta l’écriture musicale assistée par ordinateur, plongeant dans les arcanes du programme de gravure pour en y découvrir patiemment les secrets. Cet outil devint son fidèle compagnon de travail et il su donner à ses créations des allures d’impression professionnelle.
En 2015, à l’issue d’un magnifique concert donné à St-Marcel à Delémont avec ses sociétés de Delémont et Chevenez et comprenant ses compositions, il est félicité et remercié chaleureusement pour 60 ans de direction !
A n’en point douter, Jean-Louis a marqué de son empreinte la vie musicale romande et celle de la FCJ ; il en a ciselé des contours nouveaux qui perdurent aujourd’hui encore. Il rejoint désormais la cohorte céleste chantante…
Salut, l’Ami…

FETE CENTRALE 2016
DELEMONT - CHEVENEZ (Jean-Louis Petignat)
La chorale chante ici le "Notre Père" composé par le directeur.

Prise du ton...

Une posture reconnue...